Voitures radar
Comment fonctionnent les voitures radar ?
Mesure en circulation, sens contrôlé, flash infrarouge, marge technique et traitement : le fonctionnement d’une voiture radar.

Sommaire
Une voiture radar mesure automatiquement la vitesse des véhicules qu’elle croise ou qui la dépassent pendant qu’elle circule. Le conducteur suit un itinéraire ; il ne choisit pas les véhicules contrôlés et, dans le dispositif externalisé décrit par l’État, il ne sait pas quand une infraction est enregistrée. Le système associe la mesure à des images et transmet le dossier vers la chaîne de traitement. Pour un cinémomètre installé dans un véhicule en mouvement, la marge réglementaire est de 10 km/h sous 100 km/h et de 10 % à partir de 100 km/h.
Qu’est-ce qu’une voiture radar ?
C’est un véhicule banalisé dans lequel est installé un cinémomètre de contrôle routier et son système de prise de vue. Contrairement à un radar fixe, le matériel peut fonctionner pendant le déplacement du véhicule porteur. Le dispositif permet donc de contrôler différents itinéraires sans annoncer sa présence par une cabine au bord de la route.
La voiture radar n’est pas une voiture de contrôle du stationnement. La première mesure une vitesse ; la seconde utilise généralement la lecture automatisée de plaques pour pré-contrôler le paiement du stationnement.
Comment la vitesse est-elle mesurée ?
Le cinémomètre installé dans un véhicule en mouvement doit prendre en compte le déplacement du véhicule porteur. Le texte réglementaire prévoit d’ailleurs que l’instrument indique la vitesse du véhicule contrôlé et celle du véhicule dans lequel il est installé.
La mesure est reliée à une scène de contrôle : véhicule concerné, sens de déplacement, instant et images nécessaires au traitement. Lorsque l’appareil est conçu pour mesurer les véhicules en rapprochement et en éloignement, il doit indiquer sans ambiguïté le sens associé à chaque vitesse mesurée.
La voiture doit-elle être à l’arrêt ?
La voiture radar dont le cinémomètre est installé dans un véhicule en mouvement contrôle pendant sa circulation. D’autres équipements mobiles peuvent être utilisés à l’arrêt, mais il ne faut pas confondre les catégories ni appliquer automatiquement les mêmes marges.
Dans le dispositif à conduite externalisée présenté par le ministère de l’Intérieur, le conducteur doit s’insérer dans le flot et suivre le parcours prescrit. Le système adapte la vitesse limite de référence à l’aide de la cartographie et de la lecture des panneaux décrite par l’administration.
Quels véhicules peuvent être contrôlés ?
La présentation officielle indique que le système mesure les véhicules croisés et ceux qui dépassent la voiture radar. Les possibilités exactes dépendent de l’homologation et de la configuration du matériel. Ce n’est donc pas la position apparente d’une voiture dans une seule voie qui permet de conclure qu’un véhicule est ou n’est pas contrôlé.
La règle pratique reste simple : la limitation s’applique indépendamment de l’orientation supposée des capteurs. Chercher le « bon côté » du dispositif détourne l’attention de la signalisation et de l’environnement routier.
Le flash est-il visible ?
Pas nécessairement. Le ministère décrit un flash infrarouge invisible pour le conducteur de la voiture radar et pour l’usager contrôlé. L’absence d’éclair visible ne permet donc pas de savoir si une mesure a été enregistrée.
Cette discrétion explique une partie des témoignages contradictoires : deux usagers exposés au même dispositif peuvent ne rien percevoir, même lorsque le système a fonctionné.
Quelle marge est appliquée ?
L’article 6 de l’arrêté du 4 juin 2009 distingue deux situations :
| Instrument en service | Vitesse mesurée inférieure à 100 km/h | Vitesse mesurée égale ou supérieure à 100 km/h |
|---|---|---|
| Cinémomètre à poste fixe | 5 km/h | 5 % |
| Cinémomètre installé dans un véhicule en mouvement | 10 km/h | 10 % |
Cette marge est une erreur maximale tolérée appliquée à la mesure, pas une permission de dépasser. La vitesse retenue figurant sur un avis est calculée après déduction de la marge correspondant au type de contrôle.
Comparez la vitesse mesurée, la limitation et le type de contrôle dans le simulateur Radaro.
Qui conduit la voiture radar ?
Selon le parc et le territoire, la conduite peut relever des forces de l’ordre ou d’un opérateur privé. Dans le modèle externalisé, le prestataire reçoit des itinéraires et un kilométrage définis par l’État. Le conducteur suit sa feuille de route et déplace le véhicule ; il n’est pas rémunéré au nombre d’infractions et n’intervient pas dans leur transmission.
Cette séparation est importante : l’acte professionnel du conducteur n’est pas la décision de verbaliser. Les données partent vers le Centre national de traitement, où la suite administrative est gérée.
Que se passe-t-il après la mesure ?
- Le système détecte une vitesse entrant dans ses conditions de contrôle.
- Il associe la mesure aux images et informations techniques utiles.
- Le message d’infraction est transmis vers la chaîne automatisée.
- Le dossier fait l’objet des contrôles prévus.
- Si l’infraction est retenue, un avis peut être envoyé au titulaire du certificat d’immatriculation.
Le conducteur ne remet donc pas d’amende sur place. Le délai de réception dépend ensuite du traitement du dossier et ne peut pas être déduit de la présence ou de l’absence d’un flash visible.
Questions fréquentes
Une voiture radar contrôle-t-elle en roulant ?
Oui, lorsque le cinémomètre est installé et homologué pour fonctionner dans un véhicule en mouvement. C’est précisément la situation pour laquelle l’arrêté prévoit la marge de 10 km/h ou 10 %.
Le conducteur choisit-il les véhicules contrôlés ?
Dans le dispositif externalisé décrit par l’État, non. Il suit l’itinéraire prescrit et le système fonctionne automatiquement pendant la phase de contrôle.
La marge d’une voiture radar est-elle celle d’un radar fixe ?
Non lorsque l’instrument est installé dans un véhicule en mouvement. Le tableau ci-dessus reprend les deux régimes fixés par l’article 6 de l’arrêté.
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